À l’arrêt du bus

Ils sont nombreux à monter chaque année à bord… On en a chopé deux à l’arrêt de bus, Yann du groupe de pop rock Vog et David, guitariste des métalleux de Breakdust, qui reviennent à peine d’une date “officielle” en ouverture du Hellfest.

Tu te souviens de la première fois où tu as mis les pieds dans le bus ?

Yann : C’était il y a deux ans, le BIJ (Bureau Info Jeunesse) de Libourne nous avait promis une subvention pour enregistrer notre première maquette et nous avait mis en contact avec Jeff qui était venu nous voir pour nous aider à peaufiner nos morceaux, à prendre du recul. Ils sont revenus l’an dernier pour nous aider à enregistrer deux titres.

David : En 1998, avec mon premier groupe Rock In Chair, grâce à l’asso Chalemine qui nous avait mis en contact avec Jeff. On l’a revu ensuite avec Breakdust en 2001 et en 2003 pour enregistrer des maquettes, une démo qui nous a permis de nous lancer et de trouver nos premiers concerts !

En quoi est-ce différent d’un studio classique ?

Yann : Leur gros point fort, c’est la mobilité ! Ils viennent dans des endroits reculés où les mecs n’ont pas toujours les moyens de se rendre en studio. Et je pense qu’à force de se déplacer, de rencontrer tellement de gens différents, Jeff a emmagasiné une énorme expérience, c’est un mec hyper pro qui sait s’adapter au niveau de chaque groupe, mettre sa petite touche là où il faut…

David : La convivialité, je pense. Le bus, ça a un côté très simple, sans toute la pression que tu te mets quand tu rentres en studio, où tu as l’impression que tu n’as pas le droit à l’erreur.

Qu’est-ce qu’a changé le bus dans la vie du groupe ?

Yann : Tout. Nos morceaux ne seraient pas du tout les mêmes, ils avaient quelques défauts et ils nous l’ont dit avec beaucoup de tact, en proposant des évolutions intéressantes. Sans eux, on aurait enregistré notre maquette directement, on aurait perdu beaucoup de temps et beaucoup d’argent !

David : Notre façon de voir nos compos, l’arrangement des morceaux, et des notions de musique assistée par ordinateur qu’on n’avait pas du tout avant ça. S’il n’y avait pas eu le bus, on aurait sûrement trouvé d’autres moyens, mais ça aurait sans doute mis beaucoup plus de temps…

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